Journal de bord : J7

Publié le par clypss.over-blog.com

Jeudi 6 avril

 

Les Iles du Saloum

 

Dernier jour de visite, on se lève à 7h00 pour prendre un bon petit déjeuner. Morcumba est toujours présent pour nous et les repas sont délicieux et variés. Ce matin, c’est du pain tartiné à la confiture avec café et jus d’orange. Après s’être préparé, Daouda arrive avec une jeep « ouverte ». Le sourire jusqu’aux oreilles, nous pouvons monter dans le 4x4 et profiter du beau paysage de la Somone les cheveux au vent. Encore 2h00 de trajet avant d’arriver à destination et certains arrivent à trouver une position pour dormir durant le voyage. Après avoir vu le lac rose, nous arrivons à destination « le sine Saloum », l’un des plus beaux sites du Sénégal. Nous faisons une petite pause pour contempler cet horizon de lagune, fleuve et forêts. Puis nous montons sur une pirogue pour faire une petite excursion. Grace au guide, nous pouvons découvrir une région qui abrite plus de 250 espèces d’animaux dont les oiseaux, les pélicans, hérons, goélands… ainsi que des singes, lamantins, dauphins et tortues… Après avoir vu sa faune et sa flore, nous accostons à Popenguine, le village touristique de la région. Au milieu d’un paysage désertique, le village qui nous est présenté offre une vue incomparable avec au milieu de celui –ci un vieux Baobab qui venait de perdre une branche aussi grosses que son tronc. Et comme dans beaucoup de villages du Sénégal, l’église chrétienne nous ouvre ses portes et une découverte étonnante nous y attend. En effet, le guide nous présente la vierge noire. La couleur de la vierge est due à une quantique qui veut dire : «  je suis noire mais belle ». En sortant de l’église nous nous arrêtons devant deux fromagers et qui sont assemblés par une branche commune. L’un deux fait symbole de fécondité et l’autre celui de la pêche, les villageois viennent en début d’année pour faire le vœu de pêche et de fécondité. Le guide nous montre ensuite le vieux tambour du village, qui est toujours utilisé pour communiquer avec les autres villages. On fini par admirer un peintre qui peint avec du sable. Son ami nous explique comment la couleur du sable et obtenue selon les marées et le soleil ce qui leur permet après avoir appliqué de la colle, d’étaler le sable sans crainte d’usure et d’obtenir un tableau de sable d’une beauté incroyable.

Nous sommes repartis pour l’île de Djiffer où nous avons pris le déjeuner dans un restaurant local au bord de la mer avec en entrée un plat des crevettes fraîchement pêchées, puis un plat de frites avec du poulet et enfin une coupe de fruits. Durant ce repas nous avons pu débriefer sur la matinée et acheter des cacahuètes et du nougat fait maison par une marchande. Après le repas nous sommes repartis en direction de l’île des coquillages : «l’île de Joal-Fadiouth» appelée ainsi car c’est un amas de coquillage entassé par les hommes. Avant cela nous faisons un détour par le Baobab le plus vieux d’Afrique et y rentrer car le Baobab est creux et son tronc fait 20m².

Cette île est accessible à pied par un pont de 600 m qui franchit le bras de mer Mama Nguedj. Depuis 2005 un pont tout neuf remplace l'ancienne et typique passerelle de Finio construite en 1962 en troncs de rôniers. Cette petite île de 800 m de long, où vivent quelques 10.000 habitants en forte majorité Sérères et chrétiens cohabite avec une minorité de musulman. Le cimetière marin, où sont enterrés côte à côte musulmans et chrétiens, est accessible par une autre passerelle longue de 200 m. Ici comme partout au Sénégal chacun a son échoppe et veut qu'on achète ou au moins qu'on regarde "juste pour le plaisir des yeux".

Au retour de la journée, nous débriefons dans la jeep, et pouvons partager notre ressenti. Rigolades et débats sont de la partie. Morcumba nous accueille avec un grand sourire car il nous a préparé un délicieux repas qui se fini par un succulent dessert : de la mangue…

 

Gaëtan Van Bever

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